Les médecins de la fertilité sont-ils fâchés avec les plantes ?

Pourquoi il n’y a-t-il pas un vrai registre de l’effet des plantes et produits naturels sur la santé ? Quels sont ceux qui ont de vraies vertus sur la fertilité ? Et bien rentrons dans le vif du sujet… Sans langue de bois… Évidemment !

La médecine traditionnelle et la médecine moderne sont-elles irréconciliables ?

Pendant des millénaires, l’Homme s’est appuyé sur ce que lui offrait la nature pour soigner ses maux du quotidien. Les religions sont empreintes de ces pépites de la nature ; Ainsi le Prophète Mahomet recommande l’huile de Nigelle. Sainte Hildegarde de Bingen cite abondamment l’épeautre dans ses écrits. Partout dans le monde les hommes ont appris à dompter leur nature immédiate, de la médecine Ayurvédique jusqu’à la Maca des Incas.

Aujourd’hui nous évoquons ce que nous appelons désormais « les recettes de grands mère » avec un sourire presque narquois. Aurait-on perdu le lien ?

Il n’est pas question d’opposer la médecine naturelle à la médecine moderne. Bien sûr, la vie moderne a créé de nouveau maux (un article sur les perturbateurs endocriniens est pour bientôt). Mais nous ne pouvons que saluer la médecine moderne qui a permis de faire évoluer notoirement l’espérance de vie. A force de recherche et de passion, notre médecine a éradiqué certaines maladies. Elle en a fait reculer d’autres et a aboli des souffrances que la nature ne savait pas contrôler.

Et si la vraie bonne idée était de tirer parti des deux approches ?

A quand un recueil officiel des plantes et de leur application ?

Je l’ai déjà évoqué dans un article précédent : la médecine n’est pas une science. C’est un art : l’art de guérir ! Et ça n’est pas simple, de comprendre tous les tenants et aboutissants de l’organisme d’une personne constituée de cent mille milliards de cellules. C’est très compliqué de pouvoir dire que telle molécule va être bénéfique à telle personne et que telle contre-indication ne s’applique pas !

Créer une telle base de données demande un travail de documentation et de synthèse important qui est réalisé pour les médicaments (via le Vidal). Et pour cause les spécialités pharmaceutiques ont vocation à générer des revenus suffisants pour financer ce type de démarche !

Concernant les produits naturels, ils n’ont pas ces perspectives financières. En effet aucun laboratoire ne pourra breveter ce que la nature a créé. Pour cette raison pourtant louable, personne ne pourra en tirer le revenu suffisant pour financer une démarche scientifique dans ce sens. Nous disposons pourtant bien d’études scientifiques approuvées par les instances médicales. Cependant celles-ci ne font pas l’objet d’une promotion auprès du corps médical lui-même.

Lorsque l’on sait que la mise sur le marché d’un nouveau médicament représente 10 années d’analyses, on peut imaginer les coûts associés. Les produits naturels ont beau être documentés depuis des siècles, recueillir toutes ces informations, les traduire, les hiérarchiser et les centraliser serait un travail titanesque. Sans retombées financières, qui peut envisager cette démarche ?

Arnaques et boules de gomme

Face à cette absence de réglementation sur les propriétés des produits naturels, beaucoup de petits malins ont loué les mérites miraculeux de telles ou telles poudres de Perlimpimpin. Qui n’est jamais tombé sur des publicités ubuesques indiquant que telle plante vous ferait perdre 5kg en une semaine ?

Pour protéger les consommateurs comme vous et moi, notre Commission Européenne a donc interdit en 2006 les allégations de santé. En d’autres termes, il est interdit de suggérer que tel produit aura tel effet sans que cela ne soit validé par la Commission Européenne. Une initiative formidable de mon point de vue… A deux détails près…

# 1 détail :

Cette loi impliquait que la Commission Européenne se penche sur les dossiers scientifiques réalisés sur chaque produit naturel. Son approbation ou sa désapprobation était nécessaire pour appliquer la loi.

Or après avoir validé 229 vitamines et minéraux (entre autres l’effet du zinc, élément constitutif notamment de la maca sur la fertilité), ils ont simplement mis en attente l’évaluation de plus de 2000 plantes et substances botaniques…

Mais du coup les gars, on fait quoi en attendant ? Messieurs de la Commission Européenne, doit- on décider de faire confiance aux sites internet qui ne respectent pas la loi pour s’informer ? A force d’interdire la circulation de l’information, une étude réalisée au salon Natexpo 2017 indiquait ainsi que 76% des consommateurs de spiruline en utilisaient pour des vertus qui ne font pas partie de ce qu’on peut en attendre !

# 2 détail :

Les conditions de production du produit ne seront pas précisées. Sauf que ça change tout ! Imaginons que l’huile d’onagre soit étudiée et validée par la commission Européenne. Comment différencierons-nous les huiles d’onagre qui contiennent de vrais principes actifs des huiles d’onagre qui auront subit une oxydation ? L’huile d’onagre est un produit instable, qui doit être pressé à froid et mis sous capsules immédiatement après le pressage pour être préservé. Que dirons-nous des 95% d’huiles d’onagre vendues en France qui sont pressées en Chine, transportées par bateau jusqu’en France où elles sont mises en capsules ? Elles obtiennent, par cette supercherie l’appellation « produit français ». Néanmoins le long délai nécessaire au transport laisse le temps à cette huile de nature instable de s’oxyder.  Pourtant elle resteront des huiles d’onagre au sens de ce que la commission Européenne aura étudié  !

Pourquoi les médecins ne suggèrent pas l’utilisation de produits naturels impliqués dans la fertilité si les effets sont démontrés ?

La réponse tient en un mot : la formation. Les laboratoires pharmaceutiques dépensent des milliards d’euros pour développer de nouveaux médicaments toujours plus performants. Ils ont donc la nécessité absolue d’assurer la commercialisation de leurs produits pour obtenir un retour sur investissement. Ils vont donc dépenser énormément d’argent pour former les médecins à leurs spécialités pharmaceutiques. Des visiteurs médicaux arpentent leurs cabinets, ils vont sponsoriser des colloques et des formations. Quel jardinier rencontrera les médecins, malgré les études scientifiques qu’il aura eu grand peine à financer,  pour former nos médecins à l’intérêt du gattilier ?

Mais alors comment faire ?

Sans contrevenir à la réglementation, nous avons choisi, pour certaines plantes, de mettre à disposition sur ce site, des études scientifiques relatives aux effets des produits. Vous retrouverez par exemple plein de liens concernant la maca. Nous avons également créé un petit outil indiquant ce que les personnes présentant les mêmes symptômes que vous, avaient l’habitude d’utiliser… Finalement en attendant que les études soient terminées, on peut toujours essayer de s’instruire de ce que font les autres !

Article réalisé par « Fertissime »