Conception et grossesse sans risque : Comment améliorer ses chances ?

Une alerte pourrait être lancée au niveau mondial sur la diminution de la fertilité humaine. Celle-ci touche en particulier les pays industrialisés et de nombreux couples ayant des difficultés à avoir un enfant se tournent vers les consultations de préconception, les médecins spécialistes de la fertilité et les cliniques de procréation médicalement assisté. Et si une meilleure qualité de notre environnement quotidien permettait une amélioration de la fertilité ?

Il est désormais admis par de nombreuses études scientifiques que l’exposition à des produits chimiques contribue significativement aux problèmes de reproduction. Or nous sommes quotidiennement exposés à plusieurs centaines de substances chimiques pouvant avoir des effets sur la santé. Les autorités sanitaires au niveau Européen ont établies que certaines de ces substances pouvaient affecter la reproduction humaine.

Quelle est la définition d’un reprotoxique ?

Une substance reprotoxique est un produit chimique ou un mélange de produits chimiques qui affecte la reproduction des hommes et des femmes ou induit des effets sur le développement embryonnaire, fœtal et de l’enfant en bas-âge.

Quels sont les effets sanitaires des reprotoxiques ?

Les substances classées comme reprotoxiques peuvent provoquer des problèmes de fertilité selon différents mécanismes tels que la  spermatogénèse (formation des spermatozoïdes), la nidation (implantation de l’embryon), la libido, la modification des niveaux hormonaux et l’altération des cycles menstruels.

Quelles sont les périodes critiques d’exposition aux reprotoxiques ?

Les effets des reprotoxiques interviennent avant la procréation, pendant la grossesse et lors des premières années de vie de l’enfant. C’est le concept des 1000 premiers jours pendant lesquels il est critique d’éviter une exposition aux reprotoxiques : 3 mois avant la fécondation, 9 mois de grossesse et 24 mois de vie de l’enfant.

Comment est-on exposé aux reprotoxiques dans son quotidien ?

Bien souvent on ne se doute pas que de nombreux produits chimiques reprotoxiques sont omniprésents dans notre quotidien. Ils sont absorbés dans l’organisme principalement par l’eau et l’alimentation que nous consommons, le contact avec la peau et l’air que nous respirons. Comme nous passons en moyenne 80% de notre temps dans des bâtiments, qu’il s’agisse de logement ou de locaux professionnels (bureau, open-space, atelier…), la pollution de l’air intérieur constitue une source importante d’exposition aux reprotoxiques.

En milieu professionnel, bien souvent les utilisateurs ne sont pas conscients de leur présence dans les produits chimiques qu’ils manipulent ou auxquels ils sont exposés dans l’ambiance de travail. En charge à la médecine du travail de les informer si celle-ci dispose des informations nécessaires comme la composition des produits chimiques auxquels la personne est exposée sur son lieu de travail.

Quels sont les reprotoxiques les plus courants ?

Les principaux reprotoxiques identifiés par l’Union Européenne sont :

  • des solvants comme le toluène, les ethers de glycol et les acétates d’ether de glycol
  • des additifs de plastique comme les phtalates
  • des retardateurs de flamme comme les organophosphorés
  • des métaux lourds comme le plomb, le cadmium, le mercure
  • des pesticides comme les fongicides (cyproconazole, epoxiconazole), les insecticides (thiacloprid) et les herbicides (linuron).
Comment prévenir l’exposition aux reprotoxiques ?

L’environnement intérieur est une source importante d’exposition aux reprotoxiques, notamment par les plastifiants de la famille des phtalates dont plusieurs sont aujourd’hui classés comme substances hautement préoccupantes (SVHC) par l’Union Européenne. Ces produits chimiques représentent une part très importante de la pollution de l’air que nous respirons dans notre logement ou sur notre lieu de travail. Il est donc important de limiter la présence de plastique dans son quotidien (alimentation, mobilier, sol…).

Seule une analyse en laboratoire d’un prélèvement d’air et de poussière permet d’identifier avec certitude les polluants reprotoxiques et de mesurer les niveaux de pollution avec précision pour évaluer les risques sanitaires pour les occupants. Les résultats de cette analyse permettent d’orienter les recherches pour identifier les sources d’émission qu’il est ensuite possible d’éliminer ou de diminuer pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

Le traitement de l’air est également une solution pour limiter son exposition aux reprotoxiques. Les technologies utilisées dans l’épurateur d’air doivent permettre de piéger ou de détruire les composés organiques volatils et les poussières fines.

Article réalisé par Yoo Test

Sources :